Conférence-débat : Le marché du travail pour les personnes peu qualifiées : contexte, problématiques et amorces de solutions

25.09.2018
Jeudi 1er novembre 2018, 16h15-18h30, salle du Parlement vaudois, place du Château 6, Lausanne
Le marché du travail pour les personnes peu qualifiées : contexte, problématiques et amorces de solutions
Conférence de George Sheldon, professeur émérite d’économie à l’Université de Bâle

Table ronde animée par Thierry Meyer :
Arnaud Bouverat, Secrétaire syndical à UNIA, membre de la direction du secteur tertiaire
Marco Taddei, Membre de la direction de l’Union patronale suisse, Responsable Suisse romande
François Vodoz, chef du Service de l’emploi, Département de l’Economie, de l’Innovation et du Sport
Michel Cornut, ancien chef du service social de la ville de Lausanne et membre du Comité de Caritas Vaud

En Suisse romande, près de 10’000 personnes sont privées d’emploi depuis 18 mois ou plus.
Décrites comme faiblement qualifiées, âgées de 50 ans et plus ou encore d’origine étrangère, on les juge
« inemployables ». Mais le sont-elles vraiment ? Selon le Secrétariat d’Etat à l’économie, « c’est la structure du marché du travail, autrement dit le type de main-d’oeuvre recherchée, qui détermine si les caractéristiques individuelles sont favorables ou non ». En clair : ces chômeurs de longue durée ne sont pas inemployables, mais… inemployés !
Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. La plupart d’entre eux a bénéficié de programmes d’insertion socioprofessionnelle, sans succès ! Les professionnels de la réinsertion ajustent en permanence leurs dispositifs pour jeter vers eux de nouveaux ponts pour un « retour vers l’emploi ». Certains les empruntent encore mais ne rencontrent pas d’employeur, une fois parvenus sur l’autre rive. Aussi se retrouvent-ils « au social », entretenus à ne rien faire, désoeuvrés, isolés, sans existence sociale.
En Suisse romande, l’aide matérielle dont ils bénéficient coûte plus de 300 millions de francs par an à la collectivité alors que, dans le même temps, des besoins ne sont pas satisfaits, des travaux utiles ne sont pas effectués. Cette absurdité est-elle réellement inévitable ? « La folie, disait Einstein, c’est de faire toujours la même chose est de s’attendre à un résultat différent ». Ne devons-nous pas réfléchir à ce que nous pourrions faire d’autre ? Caritas Vaud pose la question.
Mikael Karlström
Président

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